Bonaire, maintenant tu sais

Bonaire, Now You Know” est le slogan de l’office du tourisme de cette petite île du sud des Caraïbes.

Située à environ 100 km au nord de Caracas, elle fait partie géographiquement du groupe dit “ABC” (Aruba, Bonaire, Curacao) mais administrativement est une province hollandaise (l’équivalent d’un département d’outre-mer chez nous) en compagnie de Saint Martin, Saba et Saint Eustache, toutes trois situées bien plus au nord-est de l’archipel. Pas fous, ils utilisent le dollar comme monnaie comme tous leurs voisins.

Nous sommes, comme le montre le panneau ci-dessous, pas mal loin de chez nous.

L’île abrite quelques 15 000 habitants, on ne s’y bouscule pas donc, à part les jours de marché lorsqu’un bateau de croisière vient faire halte quelques heures dans le petit port.

L’architecture est typique, avec ces petites maisons de couleurs vives aux toits pentus entourées de porches ombragés.

Le symbole de Bonaire est le flamant rose (l’aéroport s’appelle Flamingo Airport, c’est tout dire). Il y a une grande réserve au nord de l’île mais on en voit un peu partout dans les mangroves.

On croise aussi des chèvres en liberté, des ânes sauvages, des iguanes et des lézards balèzes.

Avant l’arrivée des Européens, Bonaire fut plus ou moins sporadiquement habitée par les Indiens Arawak, venus du continent proche. À part le néerlandais, on y parle le Papiamento, un créole dérivé du portugais et mâtiné de néerlandais et d’espagnol.


Pétroglyphes Arawaks dans une grotte.

À part de superbes bougainvillées comme ci-dessous,

la végétation est assez aride, une combinaison de l’absence d’eau de source (Bonaire est un socle coralien soulevé par un volcan), de vents constants et des effets d’El Nino — il n’a pour ainsi dire pas plu depuis 4 ans. Ça donne un petit côté très Far West par moments, surtout avec tous les cactus (cadushi) dont on utilisait le bois très dur autrefois pour faire des meubles, mais qui actuellement servent à fabriquer des clôtures. Et de l’alcool, parce que l’Homme fait de l’alcool avec n’importe quoi.

Tellement aride que pour cultiver l’aloès correctement, il faut l’arroser, un comble pour une plante grasse. Autrefois cultivé intensivement dans la région pour l’industrie pharmaceutique (on utilisait non la pulpe, mais le jus — l’alantoïne — pour en faire des laxatifs. On se demande ce qu’ils pouvaient bien bouffer en Europe pour avoir autant besoin de laxatifs, mais passons), on le redéveloppe actuellement pour en faire des cosmétiques.

Bonaire est un spot renommé pour la plongée, grâce à la pureté cristalline de ses eaux et la diversité de son récif corallien. La constance du vent en fait aussi un endroit incontournable pour le windsurf.

Les enfants ont adoré cette parenthèse au soleil, d’autant que pendant ce temps-là, il gelait à pierre fendre à New York.

On reviendra sûrement !

3 Réponses à “Bonaire, maintenant tu sais” :

  1. Otir dit:

    Ils ont raison de dire que le paradis est à zéro kilomètre, ça en a tout l’air malgré la sécheresse (j’imagine le paradis un peu arrosé, mais après tout l’alcool fera peut-être l’affaire !).

  2. tour Eiffel dit:

    Merci pour partager un bout de voyage avec nous :) ca permet de redecouvrir la geographie des Caraibes.
    mdr l’histoire des laxatifs

  3. ninh binh tam coc dit:

    C’est vraiment un bon reportage avec des belles photos. C’est une partie de votre carnet de voyage que j’aime bien.
    Je veux bien partir en voyage immédiatement.

Répondre