La mort du cygne

November 18th, 2014 @ 21:44 par A l'Ouest

Le danseur Lil Buck, qui mèle ses racines hip-hop à une rigoureuse formation classique, interprète la Mort du Cygne de Saint-Saens au festival de danse de Vail.

Simplement vêtu d’un pantalon noir et d’un T-shirt qu’on aurait peut-être souhaité plus formel, et chaussé de high-tops, il parvient à habiter à la fois les longues ailes et le cou gracile du cygne, ses évolutions aquatiques, les frissons de l’eau courante, voire le frais de la nuit.

Qui a dit que la danse classique, c’est chiant ?

After the rain

November 6th, 2014 @ 20:57 par A l'Ouest

Le temps a filé, l’été s’est vite laissé oublier tandis qu’un vrai temps d’automne s’installe.

La pluie à New York, peut-être est-ce dû au climat maritime, dure rarement longtemps. Sauf tempête, jamais plus de deux jours à la suite, et le plus souvent, de l’ordre de la demi-journée. Le brouillard est encore plus rare. Ce n’est pas du tout le climat de San Francisco, refermée sur le chaudron de sa baie, alors que la Nouvelle Amsterdam est ouverte sur l’océan qui balaye les nuages avec la marée.

La nuit dernière et aujourd’hui, le climat a alterné entre averses et crachin, mouillant les poils du chat agacé ; mais en sortant du métro à deux heure trente, c’était l’accalmie déjà.

Il ne fait pas vraiment froid, plutôt juste frais. Un temps à gros pull et grosses bottes, que j’entends résonner sur les dalles luisantes de bluestone du trottoir tandis que je descend la rue secondaire, déserte à cette heure, qui mène à l’école. La frondaison alourdie de pluie d’un acacia, qui n’a pas encore mis son habit doré, s’incline vers le sol, comme un dais bruissant où s’affairent des moineaux à quelques centimètres de ma tête.

Tout à l’heure, nous irons acheter des beignets avant de rentrer se mettre au sec à la maison.

Gâteau Magique

September 14th, 2014 @ 20:22 par A l'Ouest

Adieu cupcakes, vade retro crumbles, LE gâteau qui fait le buzz c’est le gâteau magique, et c’est pas moi qui le dit, c’est Elle, alors c’est sûrement vrai.

Le principe, c’est que tous les ingrédients arrivent en même temps, sans autre forme de procès, dans le moule, et que le résultat produit trois couches différentes. De la magie, quoi.

Le mien est à la myrtille, comme celui de la photo du magazine, mais juste un poil moins présentable, donc. On mettra ça sur le compte de l’éclairage.

J’ai donc battu ensemble 4 jaunes d’œuf et 150 g de sucre, j’ai ajouté 125 g de beurre fondu toujours en fouettant bien pour éviter l’omelette. Ensuite paf 115 g de farine (on remarquera qu’il y a plus de beurre que de farine, donc magique peut-être mais léger heu non), 1 cuillère à soupe d’eau et 50 cl de lait (voui 1/2 litre c’est pas une erreur). Et 1 cuillère à café de vanille c’est meilleur. On finit par mélanger à tout ça les 4 blancs d’œuf battus en neige.

Verser le tout dans un moule démontable beurré dans le fond duquel on aura répandu des myrtilles. Et hop 1h à 150°C (300°F). Laisser refroidir dans le moule. Faire prendre au frigo. Impressionner la galerie.

Quintessentialy American

September 9th, 2014 @ 22:10 par A l'Ouest

Quoi de plus Ricain que le Bluegrass?

Et quoi, encore, de plus parfaitement Ricain que le rap ?

La ville et la campagne s’allient chez Gangstagrass et c’est plutôt cool.

Signaux de fumée

September 3rd, 2014 @ 21:05 par A l'Ouest

L’un des magasins américains les plus déroutants pour les étrangers, c’est sans doute la pharmacie. On y trouve littéralement de tout. Oh bien sûr, les pharmacies françaises ne vendent pas que des médicaments, mais l’offre reste quand même limitée aux produits qu’on trouve dans la salle de bain (savons, crèmes diverses, maquillage, hygiène). En face, la pharmacie ricaine se marre, puisqu’en plus des médocs elle propose non seulement les produits de beauté sus-nommés, mais aussi de l’épicerie, des plats tout prêts, des cartes de voeux, du lait frais, des sodas, des bonbons, des éléments décoratifs de saison, des bougies parfumées voire des fringues.

Et des clopes.

Il y a un côté un peu schizophrénique à s’approcher de la caisse d’une pharmacie et de voir le mur entier en face de vous divisé plus ou moins équitablement entre paquets de nuitgrav’ et paquets de Nicorettes (ou autres patchs), faites votre choix Mesdames z’et messieurs.

Le groupe CVS a finalement découvert (en 2014 ! Vieux motard que jamais !) qu’en effet, des établissements de santé vendant des sucettes à cancer, c’était pas très logique. Ils vont donc arrêter de vendre des cigarettes, et tant qu’on y est, ajouter le mot “HEALTH” sur leur enseigne, histoire d’enfoncer le clou.