Gravlax

December 22nd, 2017 @ 12:39 par A l'Ouest

Les fêtes approchant à grands pas, je me devais de partager la recette d’un délice désormais incontournable de tous nos réveillons : le gravlax. Le principe c’est de faire mariner des filets de poisson, généralement du saumon ou apparenté, quelques jours dans des épices pour le servir ainsi mi-cru.
On trouve diverses recettes plus ou moins complexes, certaines incluant de l’alcool. J’ai trouvé celle-ci en furetant sur Internet et je l’ai adoptée.

Pour faire un bon gravlax, il vous faudra un filet de saumon entier (ou deux), du sel, du sucre, le zeste d’un citron vert, et de l’aneth (un bon bouquet). Aussi du film alimentaire en assez grande quantité, et un plat creux.

Préparer sur la planche deux grandes feuilles de film alimentaire disposées en croix et mettre le saumon au milieu.

La garniture va se retrouver en sandwich entre les deux moitiés de saumon. Il importe donc que chaque moitié soit de la même taille. Si besoin, on peut ajuster en coupant ce qui dépasse sur le côté.

Ici j’ai placé le morceau superflu pour couvrir le bout de mon filet. Ca marche.

On va alors placer ces deux moitiés côte à côte chair en haut, et on va les recouvrir d’un mélange de sucre et de sel fin à proportion de 3 volumes de sucre pour 1 volume de sel. Pour mon filet d’un peu moins de 2 kg, j’ai employé 5 cuillères à soupe de sucre et 5 cuillères à café de sel.

Mettre ensuite l’aneth sur la partie du dessous (puisqu’au final il sera en contact avec les deux côtés). On peut hacher l’aneth ou le laisser entier, mais enlever les grosses tiges.

Répartir enfin le zeste de citron vert sur le tout. L’avantage d’avoir un Capitaine qui était chef dans une autre vie, c’est qu’on est équipé en cuisine : excellents couteaux toujours bien aiguisés, et si on a besoin d’un zesteur? Il est là.

Enfin, refermer le “sandwich” de saumon, et le film par-dessus en serrant le plus possible. Ajouter un ou deux tours de film par-dessus. Quoi qu’on fasse, il y aura du jus collant qui s’échappe, d’où le plat creux.
Il ne reste plus qu’à flanquer le tout au frigo pour 48 h minimum en pensant à le retourner matin et soir.

Découper en tranches fines et servir avec des blinis ou des petits pains croustillants suédois.

Rice and beans

December 19th, 2017 @ 13:14 par A l'Ouest

Si l’on assiste à un potluck, ou repas partagé à la bonne franquette, il y a des chances qu’entre la salade de patates (à l’aneth, avec des oignons rouges et plein de mayonnaise) et les macaronis au fromage ou bolognaise, on trouve une marmite de riz souvent coloré de jaune et mélangé à des haricots noirs : le rice and beans.

Toute l’Amérique centrale et latine mange du rice and beans sous diverses formes. On en trouve aux Caraïbes, à Cuba on l’appelle “Cristianos y Mauros” c’est à dire “Chrétiens et Maures”, et en Louisiane on le fait avec des haricots rouges.

C’est une source de fibres et de protéines très bon marché et aussi très rapide à faire si on emploie des haricots déjà cuits.

Ma recette vient de ma copine Sara, j’ai essayé de la reproduire le plus fidèlement possible pour mes enfants qui l’ont découverte en mangeant chez elle.

On n’a besoin que de quelques ingrédients.

J’utilise du riz Basmati parce qu’il est parfumé, mais n’importe quel riz long fait l’affaire.

On commence par hacher grossièrement l’oignon. Pour découper un oignon comme un chef, suivez le guide.

D’abord on le coupe en deux dans la hauteur sans l’éplucher.

On retrousse les pelures jusqu’au pédoncule mais pas besoin de les enlever davantage. On peut alors couper dans la longueur, à l’intervalle qu’on veut, sans aller complètement jusqu’au pédoncule.

On peut alors couper dans l’autre sens et voilà. Facile et rapide.

Dans une grande casserole, faire attendrir l’oignon une ou deux minutes dans deux cuillerées d’huile. Ajouter alors une tasse de riz sec, une cuillère à café de curry en poudre ou mieux, de turmeric, et faire revenir le tout (c’est ce que ma mère appelle “le riz au gras”). Quand les grains de riz sont bien enrobés et un peu translucides, verser 2 tasses d’eau. Saler et couvrir, et laisser à feu doux avec un couvercle 15 minutes sans y toucher.

Au bout de 15 minutes, soulever le couvercle, le riz devrait avoir absorbé toute l’eau. Ajouter alors les haricots rincés et égouttés, remettre le couvercle pour que le tout se réchauffe.

C’est prêt ! On peut garnir d’avocat, de fromage rapé, tout ce qu’on veut.

Coing coing

November 10th, 2017 @ 18:55 par A l'Ouest

C’est l’automne, la saison des confitures. Autant les mirabelles sont quasi introuvables ici et c’est bien dommage pour la confiture préférée, autant on trouve assez facilement de quoi faire ma seconde confiture préférée : la gelée de coings.

Donc on prend des coings, on les essuie pour enlever le duvet, et on les découpe à la hache en gros morceaux sans les éplucher ni rien. On les flanque dans une marmite avec de l’eau juste à niveau (attention, ça a tendance à flotter) et on fait bouillir suffisament longtemps pour faire du bon jus.

On filtre le jus dans une passoire, on le pèse, et on le fait cuire avec son poids en sucre pendant disons, un épisode complet de la série Dix Pour Cent (Call My Agent est le titre sur Netflix).

Mettre en pot la gelée ainsi obtenue. Se régaler.

Mais que faire de la pulpe? De la pâte de coings pardi.

Passer la pulpe à la moulinette pour éliminer peaux et pépins, verser cette compote dans la marmite avec (encore) son poids en sucre, et faire mijoter en remuant pendant un second épisode de Dix Pour Cent, ou encore, jusqu’à ce que le mélange se détache des parois de la marmite, whichever comes first.

Étaler la pâte sur un ou deux plateaux, laisser sécher quelques jours et rouler dans le sucre.

Faire des heureux (les fêtes approchent !)

Valise diplomatique

October 30th, 2017 @ 13:22 par A l'Ouest

Dans les discussions d’expatriés, un sujet qui revient souvent sur le tapis est ce qu’on rapporte de France, ou éventuellement comment s’en passer. Comme on s’en doute, la conversation tourne surtout autour de la nourriture (et de la boisson), tant il est vrai que quand deux Français se rencontrent, non seulement vous avez affaire à trois partis politiques, mais vous repartez surtout avec l’adresse de leur restaurant favori.

Je m’aperçois que le contenu de la “valise diplomatique”, celle que l’on pèse avec précautions avant le départ et dont on se demande si oui ou non son contenu amoureusement emballé passera la douane, a pas mal varié depuis les 14 ans (diantre) que je vis ici.

Tout d’abord parce que les besoins de la petite famille ont varié avec le temps. Les enfants au berceau consomment généralement assez peu de Nutella et de Ricoré ; une tribu de préados n’a en principe pas besoin de soupes Blédina en poudre ou de liniment oléo-calcaire pour les petites fesses (Okay le Frenchie en vacances ne rapporte pas QUE de la bouffe mais aussi de la parapharmacie).

Ensuite, l’offre au niveau local s’est considérablement diversifiée, sur New York en tout cas (pour les coins plus isolés au centre du pays, il faut encore s’appuyer sur Grand-maman et ses colis, quoique Amazon a fait de gros progrès). On trouve du pain correct un peu partout, et même du cidre qui vaut bien le breton. Le moindre supermarché vend de la confiture Bonne-maman, les Brioches Pasquier se trouvent presque partout, pour ne citer que deux exemples. Ce post n’est pas sponsorisé, hélas pour moi.

Mais je crois que l’évolution principale s’appelle l’acculturation. Nous avons pris nos marques dans ce pays qui est maintenant le nôtre, nous avons adapté notre attitude, notre palais, notre répertoire culinaire. Nous ne recherchons plus à tout prix des ersatz aux produits et ingrédients du pays. A Thanksgiving, on rôtit la dinde, mon cheesecake au kabocha se défend, mon chili aussi, j’ai plusieurs sortes de muffins à mon répertoire, mes enfants adorent mes chicken wings et on mange des pancakes plus souvent que des croissants le dimanche matin.

Il va sans dire qu’on est toujours contents de rapporter un pot de confiture maison de grand-mère, et du Ricoré, et que le rayon yaourt des supermarchés de la mère patrie nous fait toujours rêver.

Et j’achète toujours mes soutifs et mon déo quand je suis en vacances en France, parce que bon ici c’est… pas pareil.

T’as le yaourt, coco

October 13th, 2017 @ 21:20 par A l'Ouest

On ne va pas s’étendre sur le fait que je n’ai rien publié depuis fouyaya tout ça. On va plutôt s’esbaudir sur la référence culturelle du titre ci-dessus.
Sans trop insister sur mon grand âge justement trahi par ce genre de référence culturelle. Ahem.

Les yaourt au lait de coco, c’est très bon, mais c’est un peu hors de prix quand on considère que le petit pot de Anita’s sur lit de fruits frais s’enlève à près de $5, et c’est à ma Co-op, qui pratique des prix plutôt plancher.

Alors quand j’ai vu un tuto en vidéo sur Face de Bouc, j’ai sauté le pas.

Le yaourt coco c’est fort simple, il n’y a que 2 ingrédients. Du lait de coco tout ce qu’il y a de banal, et des probiotiques (choisir de préférence ceux qui se gardent au frigo).

Verser le lait de coco dans un grand bol, le fouetter pour le rendre homogène. Ajouter le contenu de 2 capsules de probiotiques, bien mélanger.

Verser dans autant de récipients qu’on voudra, bien propres. Recouvrir d’un linge ou d’une feuille d’essuie-tout maintenue par un élastique, comme ici.

Laisser à température ambiante sans y toucher durant 48 h, puis réfrigérer.

Un pur délice.